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T100 French Riviera 2026 : Wilde, Geens et Bogen se retrouvent six jours après Nice

Cycliste en position de course sur une route littorale ensoleillée, la mer en arrière-plan

Photo : Pexels / source / Pexels License, image recadrée

Six jours après le Mondial Ironman 70.3 de Nice, les meilleurs hommes du circuit remettent un dossard à 60 kilomètres de là. Le T100 French Riviera se court samedi 19 septembre entre Saint-Raphaël et Fréjus, avec Hayden Wilde en tête du classement Race to Qatar et une question centrale : qui a vraiment récupéré ?

Samedi 8h05, une course 100 % hommes sur la Corniche

Le départ est donné à 8h05 samedi 19 septembre, retransmission dès 8h00. Le format T100 ne change pas : 2 km de natation en Méditerranée, 80 km de vélo et 18 km de course à pied. Ce qui change en 2026, c'est le parcours. L'épreuve pro est regroupée à Saint-Raphaël, sans la double transition avec Fréjus de l'an dernier. Le vélo se dispute en quatre allers-retours sur la route de la Corniche, en bord de mer, et la course à pied en six boucles sur un tracé plat.

Autre nouveauté de la saison : le circuit 2026 compte quatre manches réservées aux femmes et quatre aux hommes, avant une finale commune au Qatar le 11 décembre. Contrairement à 2025, il n'y a donc pas de course féminine pro à Fréjus. Diffusion gratuite sur TriathlonLive.io, avec création d'un compte.

Six jours après Nice : qui a récupéré ?

C'est le vrai sujet du week-end. Dimanche dernier à Nice, Hayden Wilde a décroché son premier titre mondial Ironman 70.3 en 3h50'51, avec 18 secondes d'avance sur Kristian Blummenfelt au terme d'une course qu'il a dû défendre jusqu'à la ligne. Jelle Geens a pris la 3e place en 3h52'40, Lasse Nygaard Priester la 5e, Sam Dickinson la 9e. Tous les quatre sont sur la liste de départ samedi.

Wilde connaît le terrain. Il a gagné ici l'an dernier, 22 secondes devant Geens, et avait même enchaîné avec une manche WTCS le lendemain. Geens, lui, dispute son premier T100 de la saison. Depuis ses débuts sur le circuit en 2024, il est monté six fois sur le podium en huit départs. La revanche de 2025 est posée.

Priester arrive avec cinq podiums en six courses cette saison, dont des victoires aux Ironman 70.3 de Suède et de Zell am See-Kaprun, et une 2e place au T100 de San Francisco. Rico Bogen, vainqueur à San Francisco, a raté sa course à Nice après avoir été aux avant-postes à vélo. Il l'a résumé lui-même après l'arrivée : ce n'était pas le bon jour pour avoir un mauvais jour. Avant Nice, il comptait quatre podiums en quatre courses en 2026.

Morgan Pearson, vainqueur à Dubaï fin 2025 et 6e ici l'an dernier avec le meilleur cumul natation plus course à pied de la journée, complète les noms à suivre, avec Youri Keulen, Jake Birtwhistle, Menno Koolhaas et Kyle Smith.

Le classement Race to Qatar en jeu

Le système de points 2026 rend chaque manche décisive. Sur les quatre courses régulières, seuls les trois meilleurs résultats comptent, auxquels s'ajoute la finale du Qatar. La victoire vaut 35 points et 50 000 dollars, sur une dotation totale de 275 000 dollars par course.

Avant Fréjus, Wilde mène avec 61 points, fruit de sa victoire à Singapour en avril et de sa 3e place à San Francisco, obtenue alors qu'il était malade. Jake Birtwhistle est 2e avec 36 points, Bogen 3e avec 35 points sur une seule course, Priester et Dickinson suivent à 29. Autrement dit, tout le monde derrière Wilde a besoin d'un gros résultat samedi pour rester dans la course au titre. Il reste ensuite une seule manche masculine, en Arabie saoudite le 28 novembre, avant la finale.

Et les Français ?

Aucun Français ne figure parmi les vingt titulaires de la liste officielle publiée par la PTO. Simon Viain, meilleur Français à Nice avec sa 13e place, et Dylan Magnien sont en liste d'attente. Au classement Race to Qatar, Mathis Margirier est 16e avec 14 points et Léo Bergère 18e avec 11 points, mais ni l'un ni l'autre n'est engagé ce week-end. Pour une manche organisée en France, c'est une vraie frustration.

Ce que ça t'apprend : enchaîner deux courses à six jours d'intervalle

Le scénario de Wilde, Geens ou Priester, c'est le tien à une autre échelle : un 70.3 un dimanche, un format M le week-end suivant. Trois points à retenir.

Entraînement. Entre deux courses rapprochées, la séance clé est celle que tu ne fais pas. Les pros ne cherchent pas à progresser en six jours, ils cherchent à arriver frais. Deux ou trois sorties courtes, un peu d'allure de course pour garder les jambes vives, et c'est tout. Le volume est ton ennemi cette semaine-là.

Nutrition. Les 48 premières heures après la première course décident de la seconde. Recharger les glucides, remettre des protéines à chaque repas, boire plus que d'habitude : c'est ce qui permet au corps de reconstituer ses réserves avant le prochain départ. Notre guide sur la récupération par l'alimentation détaille la méthode.

Mental. Le cas Bogen est le plus intéressant. Une contre-performance six jours avant une course importante, c'est le moment où l'on a envie de tout changer. La bonne réponse est l'inverse : analyser à froid, garder le plan, et se présenter au départ sans dette émotionnelle. On en parle dans rebondir après une contre-performance.

Si tu prépares un half-Ironman ou une distance 100 km, c'est exactement ce genre d'arbitrage qu'un coach fait pour toi : quand pousser, quand lever le pied, et comment placer deux objectifs dans une même saison sans en sacrifier un.

Rendez-vous samedi à 8h05. On revient sur les résultats dès la course terminée.

*Sources : T100 Triathlon, PTO (stats.protriathletes.org), TRI247, Triathlon Magazine Canada, USA Triathlon.*

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